Croquettes sans céréales pour chien : ce qu’il faut vraiment savoir

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Sur l’étiquette, la mention « sans céréales » s’affiche en gros, presque comme un gage de qualité. Dans les rayons spécialisés comme dans les grandes surfaces, ces croquettes ont pris une place considérable en quelques années. Mais retirer le blé, le maïs ou le riz de la ration d’un chien répond-il à un vrai besoin physiologique, ou surtout à une tendance venue de l’alimentation humaine ?

D’où vient l’engouement pour le « grain free »

L’idée s’est diffusée en écho aux régimes « sans gluten » adoptés par des humains, avec l’idée que le chien, descendant du loup, serait un carnivore strict mal adapté aux féculents. C’est une simplification. Des travaux de génétique ont montré que la domestication a modifié la capacité du chien à digérer l’amidon par rapport à son ancêtre sauvage : contrairement au loup, il possède plusieurs copies du gène codant pour l’amylase, l’enzyme qui digère les féculents. Pour en savoir plus sur cette histoire évolutive, l’article Wikipédia consacré au chien retrace bien cette domestication.

Une allergie aux céréales, est-ce si fréquent ?

En pratique, les véritables allergies alimentaires chez le chien restent minoritaires parmi les causes de démangeaisons ou de troubles digestifs, et lorsqu’elles existent, c’est le plus souvent une protéine animale (bœuf, produits laitiers, poulet) qui est en cause, pas le blé ou le maïs. Éliminer les céréales sans diagnostic précis peut donc s’avérer inutile, voire contre-productif si cela pousse à choisir une gamme moins équilibrée.

Ce qui compte vraiment dans la gamelle

  • La qualité et la digestibilité des protéines, animales comme végétales.
  • L’équilibre global en minéraux et en acides gras, pas la simple absence d’un ingrédient.
  • L’adaptation à l’âge, au format de la race et au niveau d’activité du chien.

La composition et l’étiquetage des aliments pour animaux sont encadrés par une réglementation précise, dont les grandes lignes sont consultables sur le site de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui veille notamment à la sécurité de l’alimentation animale en France.

Le bon réflexe avant de changer de croquettes

Un changement de régime doit toujours se faire progressivement, sur une dizaine de jours, en mélangeant l’ancien et le nouvel aliment pour ne pas brusquer le système digestif. Et si vous suspectez une vraie intolérance chez votre compagnon (démangeaisons, troubles digestifs répétés, poil terne), la seule façon de le confirmer est un avis vétérinaire, éventuellement via un régime d’éviction encadré. Retrouvez d’autres repères pratiques dans notre rubrique alimentation et santé.


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